Si la situation sanitaire mondiale est sans aucune contestation le fait d’actualité la plus importante tant par l’importance de son impact sur le plan humain que global, elle est également le focus point de l’économie et de tout ce qui y est lié. La communication et le marketing n’y dérogeant pas, bien évidemment. Véritable redistributeur de cartes et inverseur de rapports de force, la COVID19 a accéléré de plus de 15 ans, l’effectivité de la transformation digitale tant chanté par pure trending par tous les managers pour le plus grand bonheur de ceux qui y étaient effectivement préparés. Qu’en est-il de notre contexte, après 3 mois et l’onde de choc, comment notre écosystème vit-il aujourd’hui ? Let’s get in peeps et surtout, bonne lecture.
Pre COVID life ?
Quand on repense à tous les espoirs formulés vers l’avenir en parlant de 2020, la fameuse nouvelle décennie, on sourit tous (ou presque). Si la décennie précédente a été une espèce de préparation au tout puissant règne du digital dont la conduite est assurée par des précurseurs et certaines agences, celle qui commence devait valider la transformation digitale. Le contexte social et les insights tenant le gouvernail, les entreprises étant risquophiles et traditionnalistes ont toujours trouvé satisfaction dans les pratiques classiques surtout dans un environnement dans lequel Business Is Still Human.
Le terme digital était jusqu’ici cantonné au simple management des réseaux sociaux et pour notre contexte, principalement Facebook. Mais dans un environnement sans grands problèmes où tout ou presque va bien, il est difficile d’évaluer l’importance d’une quelconque migration. Il est donc aisé de comprendre la position chefs d’entreprises et décideurs qui se voyaient mal passer d’une méthode fonctionnelle à une méthode expérimentale selon eux.
Hello COVID
3 Mois de crise plus tard, 5000 cas déclarés et une centaine de décès plus tard tout a changé du tout au tout (pardon pour la formule). La période dure, celle du confinement, de l’arrêt des activités, de la suspension de toutes les activités avec pour seul but la survie face à un virus dont la connaissance était approximative et le traitement inenvisageable a achevé la réalité actuelle de nos entreprises, qui était construite sur des usages dépassés.
S’adapter ou mourir était le dilemme de nos entreprises, les employés ne pouvant plus sortir, les fournisseurs étant tout aussi cloitrés mais les besoins croissants, il a fallu chercher des solutions efficaces, compétitives et immersives.
L’assaut est donc donné, les réseaux sociaux connaissent une multitude d’ouvertures de nouveau comptes ou des réactivations de comptes dont la fréquence de publication était semblable à un jour sans repas dans la maison d’un restaurateur. Les départements marketing et communication des entreprises qui n’ont pas anticipés la demande de compétence en digital subissent de plein fouet la crise en essayant tant faire que se peut de colmater les brèches pour inhiler la puissance de la vague ; celles des entreprises qui ont toujours pensées que le marketing était un caprice ou un luxe et ayant fait le choix de se cantonner au développement commercial uniquement sont les plus malheureuses, n’ayant pas de moyens de réponses et dans la panique la plus totale cherchant le premier prestataire spécialiste du « digital » qui les aiderait à ne pas couler. Celle des plus prévenantes, ayant compris l’importance de la pratique, avec une agence conseil à leur côté ou pas ont mis en place les mécanismes prévus à cet effet. Et comme pour la vie, chacun a eu sa réalité, sa COVID 19.
CC DARWIN
Ne pas s’arrêter pour les entreprises était un impératif. Les secteurs les plus impactés étant le tourisme, la restauration, le divertissement. Les moins impactés ayant même connus un boom sont les télécommunications, l’agroalimentaire, l’énergie, la santé.
Néanmoins, une progression de l’activité de son secteur ne signifie en rien une progression du chiffre d’affaire de son entreprise. Il faut pouvoir prendre sa part du gâteau en s’alignant sur l’offre non structuré que le marché digital a désormais à offrir. Ainsi, le petit commerce de proximité sera placé sur le même piédestal de jugement que le gros de la distribution Bel Achat.
Si des exemples de migration rapide et non préparée mais à succès comme le géant de la distribution SOREPCA sont des cas d’écoles, plusieurs entreprises pourtant sur des secteurs ayant connu un certain boom n’ont pas réussi à prendre le virage comme il fallait. Résultat, des congés techniques à n’en pas finir et des cations relevant de l’assistance respiratoire car sans grande visibilité sur le futur.
AU FINISH
Si la période dure de la crise est entrain de passer et que les différentes économies sont entrain de se relancer, beaucoup de choses ont changées. Les clients se sont résolument tournés vers d’autres canaux et le digital a plus que jamais pris le pouvoir. Il appartient donc aux entreprises de se réinventer et de s’aligner sur les nouveaux insights d’un marché qui s’est réinventé lui depuis fort longtemps. La COVID est donc a date sans aucun doute un catalyseur de la transformation digitale qu’il a pris par cou depuis les uses des consommateurs, car rien ne sera jamais plus comme avant, RIEN.
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